« Shabbas goy »

Publié le par Yves-André Samère

Un Juif pratiquant, ou tenu à l’œil par son entourage, ce qui a souvent le même effet, se voit interdire de travailler pendant le shabbat, période hebdomadaire de vingt-quatre heures qui commence le vendredi au crépuscule. D’autres activités lui sont interdites, par exemple faire du feu, ou tout ce qui en dérive : allumer la lumière, téléphoner, et ainsi de suite.

Or certains métiers ne pourraient plus être exercés si on appliquait à la lettre de telles interdictions. C’est pourquoi quelques Juifs importants et fortunés paient un employé pour faire à leur place toutes ces actions prohibées. Un tel remplaçant est appelé Shabbas goy – un « non-Juif pour le shabbat ». Le Shabbas goy, ainsi, peut décrocher le téléphone et vous le tenir près de l’oreille quand on vous appelle : vous ne violez pas l’interdiction, puisque vous ne parlez pas au téléphone, mais à l’air qui vous sépare du téléphone !

S’il revenait, je suppose que Jésus parlerait encore de « Pharisiens hypocrites ». Mais les Juifs ne sont pas les seuls à pratiquer la tartufferie. Ainsi, dans certains pays musulmans, il existe ce qu’on désigne par l’expression délicieuse de « mariage provisoire » : vous voulez copuler avec une femme sans avoir l’intention de vous en encombrer toute votre vie ? C’est très simple : vous allez chez le mollah du coin en compagnie de votre dulcinée, et il vous marie pour une durée fixée au préalable. Vous faites ensuite ce que vous voulez. Au terme du délai convenu, vous êtes automatiquement divorcé. Naturellement, tout cela se négocie en monnaie sonnante et trébuchante, car le mollah, comme tout religieux, a ses œuvres...

Il semble que ces accommodements avec le Ciel soient de moins en moins répandus chez les chrétiens, car l’athéisme, hélas, fait de grands progrès chez eux. Mais si vous avez connaissance de telles pratiques impies ayant survécu chez les adorateurs de Jésus, faites-moi la grâce de m’en dire un mot, je me ferai un plaisir de mettre mes connaissances à jour.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y

L’Église catholique a inventé l’hypocrisie, mais elle n’a pas su se renouveler, et les autres religions lui ont coupé l’herbe sous le pied. Je me demande si elle ne devrait pas appeler Séguéla à la
rescousse.


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D

Cela n'existe plus, mais dans la religion catholique il y avait les "indulgences", que l'on achetait, bien sûr, aux curés. Cela consistait à acheter l'absolution avant de commettre un péché.


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