Sophia Aram contre Stéphane Guillon

Publié le par Yves-André Samère

Dès le début, bien avant qu’il devienne célèbre... et riche, j’ai détesté Stéphane Guillon, pour sa vulgarité, sa méchanceté (feinte ou réelle, peu me chaut, c’est ce qu’il affiche), et son absence de talent puisqu’il ne fait pas rire. Pour ne rien dire de son incapacité à parler un français correct ; quoique, sur ce terrain, il n’est pas le seul : même François Morel s’y est mis, en acceptant (ou en ne voyant pas) l’horrible faute de français par laquelle il commence sa présentation en voix off du spectacle de Didier Porte – mais là, ils roulent en tandem, puisque le texte de Morel, c’est Porte qui l’a écrit !

Il y a quelques jours, Guillon a fait déplacer un spectateur en fauteuil roulant qu’on avait placé au premier rang d’orchestre de la salle où il jouait son spectacle. Les explications maladroites qu’il a données ensuite de cet acte inqualifiable n’ont été crues par personne, et une bonne partie de la presse lui est tombée dessus. Or, ce matin sur France Inter, Sophia Aram, mettant de côté la tradition d’omertá qui sévit en permanence dans la profession des gens de spectacle, lui a consacré une chronique aux petits oignons, que je vous recommande et que j’approuve totalement. J’imagine que, vendredi, Morel jouera les arbitres sur la même antenne...

Certaines réactions ont été burlesques. Ainsi, Didier Porte, peut-être parce que Sophia l’a un peu égratigné dans son texte, estime qu’elle aurait dû s’abstenir, ou ne pas faire cette chronique sur France Inter (oui, mais c’est sur France Inter qu’elle travaille !), vu que ce n’était pas « judicieux ». De l’art d’apprendre à devenir diplomate dans une radio consensuelle comme RTL, sur laquelle on n’a plus aucun invité à allumer, ou quand on passe désormais à la télé qu’on disait fuir comme la peste (tous les lundis soirs, sur Paris Première, émission enregistrée dans un théâtre de chansonniers, avec... Bernard Mabille et Jacques Mailhot, deux dinosaures très à droite).

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Je suis exactement dans le même état d’esprit. Ses textes (qu’elle n’écrit pas seule) sont de qualité très variable. Mais elle pense bien, souvent.
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D
Je ne suis pas particulièrement fanatique de S. ARAM, mais là, j'avoue, qu'elle a tapé fort et juste.
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