Stéphane Bern au Vatican

Publié le par Yves-André Samère

Secrets d’Histoire, dans son édition d’hier soir, s’intéressait au Vatican. L’émission passait assez vite sur les deux millénaires de notre ère, mais on ne pouvait espérer qu’elle entrerait dans les détails, tant les péripéties sont nombreuses. Comme à son habitude, Bern faisait très bien le guide touristique, et j’avoue que la visite du palais romain de la famille Colonna valait la visite. On y voyait notamment une grande galerie d’un tel luxe, que la Galerie des Glaces du château de Versailles, en comparaison, ressemblait aux couloirs du métro de la station Stalingrad (celle de Paris, pas celle de Stalingrad).

Inévitablement, ce genre d’émission charriait autant de clichés que d’approximations, et on peut toujours compter sur le cher Stéphane pour ne pas manquer de nous en fournir à la pelle. J’ai ainsi retenu que le pape est « le dernier souverain absolu de la planète ». Ben voyons... Le roi du Maroc et celui d’Arabie Saoudite sont de grands rois démocrates, tout le monde sait cela.

Sur le plan de la culture comportant des trous, le public a eu droit au speech d’un historien, Bernard Berthod, qui, par deux fois, utilisa le mot gageure, mais en le faisant rimer avec beurre (alors qu’il se prononce à peu près comme galure). Et puis, l’envahissante journalister Caroline Pigozzi, spécialiste du Vatican et qu’on voit tous les jours en cette période, est venue nous expliquer que la soutane du pape comporte trente-trois boutons, révélation en soi bouleversante si elle ne nous l’avait pas déjà servie sur d’autres plateaux de télé, et commentant, ce qui ne pouvait rater, par un inepte « Comme l’âge du Christ » qu’on voyait venir dix minutes à l’avance : la dame, qui se croit spécialiste des questions religieuses, a des trous dans sa culture, mais je délabyrinthe cette grave question dans une autre notule.

Tout de même, cette paresse ! Beaucoup d’images d’archives avaient été insérées dans le montage. Or elles dataient du temps où le format était de 4/3, et elles étaient introduites dans les séquences actuelles, filmées en 16/9, sans que leur format ait été corrigé (ce qui est facile, PUISQUE je sais le faire, encore faut-il s’en soucier). Le résultat était qu’elles apparaissaient étirées en largeur et que les personnages montrés semblaient tous obèses. Ce pauvre Jean XXIII n’avait certes pas besoin de cela !

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