Stéphane Guillon indemnisé

Publié le par Yves-André Samère

La décision des prud’hommes de faire verser à Stéphane Guillon une indemnité de licenciement de 212 000 euros par Radio-France est plus que surprenante. D’abord, parce que le travail de Guillon ne vaut pas ça : il n’a guère de talent, uniquement de la méchanceté et de la vulgarité. Ensuite, parce qu’il a peu perdu en étant licencié. Il ne faisait que trois chroniques par semaine dans la matinale de France Inter. En comparaison, ce qu’il gagne sur Canal Plus rend cette perte quasiment négligeable. Enfin, parce que son licenciement était inattaquable sur le plan juridique : la direction décide de ne pas renouveler son contrat pour l’année suivante, elle en a parfaitement le droit, et aucune entreprise de spectacle n’est tenue de renouveler ad vitam aeternam l’engagement des artistes qu’elle emploie.

Ce que les prud’hommes ont donc sanctionné, c’est l’hypocrisie de Radio France, qui a saisi une occasion pour se débarrasser de deux gêneurs, Guillon et Porte. Mais l’hypocrisie n’est pas punie par la loi. Sinon, la majorité du gouvernement camperait au Palais de Justice.

Radio-France a fait appel, et, bien que je déteste et méprise Hees et Val, je trouve cet appel justifié.

Et puis, finalement, cette indemnité, c’est le contribuable qui va la payer, pas ceux qui ont licencié.

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