Succès... du matraquage

Publié le par Yves-André Samère

Alleluia, hosanna et youpi, on nous dit que les ventes de disques, en France, sont reparties après des années de marasme. Dès que j’ai entendu la nouvelle, je me suis agenouillé, tourné vers la Mecque, et j’ai rendu grâce à tous les dieux de l’Olympe. (Ne vous étonnez pas, je ne suis pas très calé en géographie, nous avions un professeur qui nous battait)

Puis j’ai ouï la suite : cette remontée des ventes étaient due presque exclusivement à la vente de la chanson des Daft Punk, le trop fameux Get lucky.

Aussitôt, j’ai adressé au Ciel une réclamation afin qu’on me rembourse mes actions de grâce. Ainsi, cette flambée commerciale serait le fait de centaines de milliers de gogos, qui ont mis DE L’ARGENT dans l’achat d’une médiocrité, un rabâchage répétitif et sans imagination, qui vous fait baîller d’ennui dès la deuxième audition – laquelle sera donc la seconde.

La chose est d’autant plus burlesque que la chanson qui leur plaît tant, ils pouvaient l’entendre sans bourse délier absolument partout, dans les radios, dans les télés (il y a une chaîne de cinéma, propriété de Canal Plus, qui en avait fait son indicatif et la diffusait dans tous les entractes entre les films), dans les magasins, partout, vous dis-je. Et si cela ne suffisait pas, rien n’était plus facile que de l’écouter en streaming sur Internet, et donc de l’enregistrer gratuitement. Si j’en avais eu envie, j’aurais pu en avoir une centaine d’exemplaires sur mon disque dur.

Mais le matraquage médiatique a suffi à persuader les foules qu’elles entendaient un chef-d’œuvre musical, et qu’il fallait l’acheter avant qu’il disparaisse des fameux bacs dont on parle si souvent. C’est fou, ce que le radotage peut être persuasif.

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