Suggérons une extension du divorce

Publié le par Yves-André Samère

Lorsque deux personnes, quel que soit leur sexe, décident de vivre ensemble, que ce soit pour la vie ou pour un petit moment (cette dernière blague vient de Drôle de drame), il est rare qu’existe entre elles un lien de parenté. Madame, vous n’êtes probablement pas la cousine de votre mari. Monsieur, il y a peu de chances que vous soyez le frère de votre maîtresse (sauf si vous vous appelez Borgia ou si vous êtes un personnage de John Ford – le dramaturge élisabethain, pas le cinéaste, qui n’aurait jamais filmé de telles horreurs).

Dans ces conditions, je ne vois pas pourquoi on n’étendrait pas cette absence de lien entre les parents et les enfants. Et, en d’autres termes, pourquoi vous ne pourriez pas aimer, tout autant que vos enfants biologiques, comme on dit à présent, un enfant qui de prime abord ne vous serait rien – ou, si vous êtes un enfant, un adulte étranger à votre famille.

Il s’ensuit que, tout autant que deux époux peuvent divorcer, un enfant devrait pouvoir divorcer de ses parents biologiques ; ou un parent, divorcer de ses enfants.

Je transmets l’idée à Liliane Bettencourt.

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