Tatouage illicite

Publié le par Yves-André Samère

Le CIO n’avait pas tout prévu pour pomper un maximum de fric en assurant aux marques commerciales l’exclusivité de ce qu’on appelle abusivement « la communication », et qui n’est que de la vulgaire retape. Par exemple, en interdisant qu’on utilise tout support prévu par lui ou convoité par elles. Tout, dans l’environnement de l’Angleterre, a servi de support pour la pub, et notamment ce qui aurait dû rester l’espace public – lequel, ainsi, a été privatisé de fait : les transports en commun, l’information, la gastronomie (je vous ai parlé des frites, hier), les vêtements, et j’en passe. Bref, tout ce qui pouvait servir à y coller de la publicité a cessé d’être public pour devenir privé.

Mais le CIO avait oublié quelque chose : les corps humains ! Un corps humain, ça peut se tatouer. Et rien n’avait été prévu pour empêcher cela. Si bien qu’un coureur a eu l’idée de louer son épaule et son bras pour y faire tatouer de la publicité en faveur de marques n’ayant rien payé au CIO ! Il a mis une annonce d’enchères sur eBay, et a vendu la chose pour 11 100 dollars.

Allez donc, après ce joli coup, modifier le règlement, et surtout, faire détatouer le salopard ! (Et ne me parlez pas du film Le tatoué, avec Jean Gabin et Louis de Funès)

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Il n’aura qu’à porter des chemises à manches longues.
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D
D'accord, c'est pas mal, cette histoire. Mais se trimballer toute sa vie une publicité sur Pepsi ou sur Quick sur la peau, cela ne vaut pas 11000 Dollars. Surtout s'il grossit : une canette Pepsi<br /> genre tonneau tournera au grotesque !
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