Télé : « Parce que je la vole bien »

Publié le par Yves-André Samère

La chaîne de télévision Paris Première a diffusé hier soir en direct la dernière pièce de Laurent Ruquier, Parce que je la vole bien, inspirée des aventures de Liliane Bettencourt et de son ex-ami et confident François-Marie Banier, et qui était jouée pour la dernière fois.

On a rarement vu sur scène une œuvrette aussi faible et vulgaire que celle-là. En huit pièces, Ruquier s’est d’ailleurs fait une spécialité de la faiblesse des intrigues et des textes, ainsi que de la vulgarité. Et c’était un bonheur, avant la diffusion, de voir ses acteurs dire toute l’admiration qu’ils portaient à son sens du dialogue et à l’esprit que recèlent ses répliques ! Merci, patron…

Mention spéciale à Catherine Arditi, qui parvient à être aussi mauvaise que son frère Pierre sur d’autres scènes. Mais ses collègues ne sont pas en reste, et jouent comme au patronage ; mais pourquoi se gêner ? Ils n’avaient aucun texte à défendre. Le décor, plutôt fauché, lui, était hideux. Naturellement, on ne riait à aucun moment. Bref, c’était puant.

La chute était belle : le petit-fils de Liliane (rebaptisée Marianne dans la pièce) tombe amoureux de l’escroc, qui lui déclare, en guise de mot de la fin, et au grand ravissement d’un public sans doute très critique : « Je n’ai pas couché avec votre mère, je n’ai pas couché avec votre grand-mère, mais je baise tout le monde ».

Ruquier a dû croire qu’il pouvait imiter Kubrick, lequel avait terminé son Eyes wide shut (son plus mauvais film) en faisant dire un ultime « Fuck ! » à Nicole Kidman.

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