Traîtres, suivez Besson !

Publié le par Yves-André Samère

Chers traîtres de tous bords qui brûlez de poignarder dans le dos vos amis politiques, apprenez... Pardon, je recommence.

Chers adeptes du pragmatisme qui brûlez d’abandonner les pratiques d’une opposition stérile afin de participer VRAIMENT à l’action politique de votre pays et pour son plus grand bien, apprenez à suivre les bons exemples. Celui, disons, d’Éric Besson, une référence que les cons qualifieraient d’« incontournable ».

Éric Besson, jusqu’en 2007 député du Parti Socialiste, secrétaire national de ce parti et proche au surplus de François Hollande (alors à la tête du parti), annonça le 21 février de cette année qu’il démissionnait de son poste au parti et ne se représenterait pas à la députation en juin suivant.

Puis, se disant « libéré », il déclara qu’il ne voterait pour Ségolène Royal au second tour de l’élection présidntielle que si elle avait Jean-Marie Le Pen comme adversaire. Façon de dire qu’il ne lui accorderait son suffrage que si les poules, subitement, se découvraient un dentier en parfait état de marche.

Au soir du premier tour, le 22 avril 2007, il se rallie publiquement à Sarkozy : « Des deux candidats en lice, il me paraît le mieux préparé, le plus qualifié et le plus cohérent », déclare ce socialiste cohérent. Et, alors qu’il avait laissé entendre qu’il comptait quitter la politique pour retourner dans le privé, il s’engage au contraire et, dès le lendemain 23 avril, à Dijon, il prend la parole dans un meeting sarkozyste, déclarant être « un homme de gauche qui va soutenir et voter pour un homme qui se revendique de droite ».

Sarkozy élu, Besson entre au gouvernement comme secrétaire d’État. Puis il devient ministre, et, en 2009, est élu secrétaire général de l’UMP.

Le parcours est donc admirable et doit être imité.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y

Je n’ai pas oublié la fonction actuelle de Besson. Tout le monde la connaît, inutile d’en rajouter.

Quand à Mitterrand, c’est une de mes bêtes noires, et j’ai beaucoup ri au gag de Georges Frêche, qui avait baptisé « Salle François-Mitterrand » un simple placard à balais.


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