Trop de boutons tuent les boutons !

Publié le par Yves-André Samère

Allons donc ! Il fallait bien que ça arrive. La manie de tout politiser au cinéma, même les comédies les plus anodines, frappe cette fois… La guerre des boutons !

Certes, un film portant ce titre et remettant au goût du jour le livre de Louis Pergaud était déjà prévu pour sortir en septembre. Dû à Yann Samuell, qui en a refait inutilement le scénario (puisque le film de 1962, réalisé par Yves Robert, avait déjà fait le tour de la question tout en étant très apprécié du public), il sacrifie à la mode en mettant au générique des vedettes populaires, Alain Chabat, Mathilde Seigner, Fred Testot et Éric Elmosnino.

Mais il y manquait l’alibi politique !

C’est pourquoi on a éprouvé le besoin d’en faire un troisième, produit par Thomas Langmann, et qu’on a fabriqué en hâte pour le sortir juste une semaine après l’autre, c’est-à-dire le 21 septembre au lieu du 14. Ce qu’on appelle une bataille (des boutons) serrée. Le réalisateur est hélas Christophe Barratier, auquel on doit l’épouvantable navet Les choristes, et qui a engagé Laetitia Casta, Guillaume Canet, Kad Merad et Gérard Jugnot, tous plus inévitables (les cons disent « incontournables ») les uns que les autres. Et aussi François Morel, mais on lui pardonne pour cette fois. L’ingrédient politique est vendu avec le film : en mars 1944, Violette, une jeune fille d'origine juive, fait battre le cœur de Lebrac, le chef des Longeverne.

Il manquait quelques nazis au livre de Pergaud, vous ne trouvez pas ?

( Je signale que Barratier n’est réalisateur de cinéma que parce qu’il est le neveu de Jacques Perrin, tout comme Nicholas Cage, mauvais acteur, ne travaille que parce qu’il est le neveu de Francis Coppola)

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