« True detective »

Publié le par Yves-André Samère

C’est une curieuse idée que celle de diffuser la série True detective, cette nuit, sur la chaîne OCS City. Parce que cette diffusion va commencer à 21 heures 45 et comprendra les huit épisodes d’une heure, à la suite – donc elle se poursuivra toute la nuit. Il s’ensuit qu’on ne pourra pas l’enregistrer, car aucun appareil ne peut mettre en boîte huit heures de suite. Il sera aussi difficile de regarder tout le programme, à moins d’être insomniaque !

Je ne prendrai pas cette peine, car j’ai déjà la série complète sur mes disques durs, et parce que j’ai visionné les deux premiers épisodes. Et puis, je me méfie un peu des quatre chaînes OCS, pour avoir, maintes fois, abandonné le film en cours, puisque, en dépit des annonces dans les magazines de télévision, les diffusions annoncées en version multilingue passent en réalité en version originale non sous-titrée sur OCS Géants. Pour une chaîne pilotée par un diffuseur français, Orange en l’occurrence, c’est un choix hasardeux...

Et True detective ? Eh bien, cette œuvre, produite par la chaîne payante HBO, dont on connaît la politique de qualité (elle avait produit Six feet under et The Sopranos), est plutôt à part, car elle fait mine de montrer une enquête sur un tueur en série de 1995, mais dont les crimes ont repris, sans qu’on sache par qui, en 2012. Les deux policiers qui avaient conduit la première enquête sont ainsi mis sur le gril par deux collègues, qui tentent de leur faire raconter tout ce qu’ils ont fait et ressenti à l’époque, afin de comprendre. Inutile de dire qu’ils ne se sont plus revus, et que, très différents, rien ne les rapproche, ni leurs natures respectives, ni leurs idées sur l’être humain ; disons qu’ils se détestent, à présent. Ces deux confrontations se déroulent donc en parallèle, et c’est lent, très lent. Mais le tueur en série est secondaire, on s’intéresse plutôt aux réactions que l’enquête provoque chez les deux protagonistes.

La série, qui tire davantage vers la métaphysique que vers l’action violente, est par conséquent très éloignée des histoires habituelles, qui sont totalement primaires et stupides, inutile de le préciser. Elle est donc à voir, mais les amateurs de Starsky et Hutch peuvent s’abstenir.

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