Un cancre à Science-Po !

Publié le par Yves-André Samère

« Le Canard » de cette semaine, en sa page 1 et sous le titre La brosse à reluire, publie une phrase dont l’auteur est un proche de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, et qui se nomme Zaki Laïdi. Voici cette phrase, in extenso : Sa démarche [celle de Valls] me paraît à la confluence historique d’un Jules Ferry pour son attachement à la République, à ses institutions et à la laïcité, à Clemenceau pour le refus de se faire intimider par qui que ce soit, enfin à Rocard pour le parler-vrai des réformistes.

Donc, « Le Canard » raille le puissant léchage de bottes opéré par l’auteur de ce laïus. Rien à objecter. En revanche, il oublie de se pencher sur la qualité du français, si l’on peut dire, dans lequel elle est rédigée. Faisons-le à sa place, en masquant les trois passages introduits par le mot pour, qui ne permettent pas de voir clairement la structure de cette période. Après nettoyage, cela donne ceci :

- Démarche [...] à la confluence [...] d’un Jules Ferry,

- à Clemenceau,

- enfin à Rocard.

Ça cloche nettement !

Il paraît que ce type est directeur de recherche à Science-Po. On espère que ses étudiants sont un peu moins cancres.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

P
Maître Capello aurait certainement qualifié ce laïus, d'amphigouri, "ce galimatias utilisé par des soit-disant beaux esprits, qui croiraient déchoir, en s'exprimant avec simplicité". Ce sont ses propres mots.
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Y
Je passe la moitié de ma vie à railler ce « beau » langage !