Pour DSK, le cas Banon !

Publié le par Yves-André Samère

J’ignore si le jeu de mots (à hurler de rire) contenu dans mon titre a déjà été fait, car je ne regarde pas Ruquier à la télé. Ce qui est sûr, c’est que « Le Canard » ne l’a pas (encore) fait, mais on peut prévoir qu’après la mise en ligne de la présente notule, il va y penser !

Toujours est-il que j’ai vu l’autre soir, sur Canal Plus, cette pauvre Tristane Banon, qui était bien émouvante, au bord des larmes, mais n’a pas pu trouver la moindre réponse à la remarque toute simple de Jean-Michel Apathie : « Vous n’avez pas de preuve », autre que celle-ci : « Qu’est-ce que j’aurais à gagner à accuser DSK de tentative de viol ? ». Or, jusqu’à preuve – justement – du contraire, on ne peut traîner quelqu’un en justice si on n’a que son propre témoignage à produire : TESTIS UNUS, TESTIS NULLUS, comme on dit au Vatican.

Qu’a-t-on à gagner en accusant quelqu’un mensongèrement ? Franchement, je ne sais pas, je n’ai jamais accusé qui que ce soit, ni n’ai été accusé. Ce que je sais, en revanche, c’est que les annales de la justice sont bourrées d’exemples d’accusations mensongères, qui, parfois, ont été prises au sérieux par les enquêteurs, et ont valu aux accusés les pires avanies, quand ce n’était pas la peine de mort pure et simple ! Dans le procès d’Outreau, pour ne parler que de l’affaire la plus récente, un tribunal débile a flanqué au trou quatorze innocents, sur la seule foi d’accusations émanant précisément des seuls véritables coupables, la mère Badaoui, mythomane et revancharde, et son compagnon ! Formidable : deux criminels violent des gosses, ils accusent des personnes n’ayant rien à voir avec l’affaire (et jusqu’à un huissier totalement inconnu d’eux, le malheureux Marécaux), et c’est aux accusateurs que la justice prête foi…

Ce n’est même pas nouveau : le premier film où joua Jacques Brel, Les risques du métier, d’André Cayatte, en 1967, montrait un instituteur accusé de viol par une de ses élèves, qui voulait lui coller sur le dos le fait qu’elle était prématurément enceinte d’un ouvrier de son père. Le film fit pas mal de bruit, mais il ne servit pas de leçon à la justice. Un instituteur qui ne donne pas de leçons, avouez que c’est paradoxal.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Yves-André Samère 24/09/2011 18:42


Nadine Morano ? Mais ce serait de la science-fiction !


DOMINIQUE 24/09/2011 18:11


Elle a à y gagner une "notoriété" que ses livres ne lui ont pas procurée.
Et puis, c'est du gâteau pour les journalistes : elle est jolie. Imaginez que Nadine Morano ait accusé DSK de viol...