Un peu de prospective

Publié le par Yves-André Samère

Et si, pour une fois, je faisais mon Jean-Michel Aphatie ? Si je me mettais à faire du paradoxe d’une voix chantante, bien que ne possédant pas cet accent méridional qui fait aussi le charme du cher Jean-Mimi (lequel accent serait du reste peu audible ici) ? Allons-y.

Ce sondage plaçant Marine Le Pen en tête de tous les candidats à la prochaine élection présidentielle, finalement (les cons disent « au final »), il arrange tout le monde, pas seulement l’intéressée.

Bien entendu, madame Le Pen est ravie. Certes, elle ne sera jamais élue à la présidence, mais elle aura réussi à réitérer l’exploit de son père en 2002, et dès sa première année à la tête du parti d’extrême droite. De quoi laisser son nom dans l’Histoire de la poubelle à travers les âges. Passons.

Les socialistes, eux aussi, sont satisfaits. À supposer que Sarkozy arrive en troisième position au premier tour, situation qui est de moins en moins improbable, leur candidat, même deuxième, est certain d’être élu au second tour ! Cette fois, post mortem, Mitterrand aurait réussi son coup, lui qui poussait subrepticement Le Pen en avant pour savonner la planche des communistes.

Enfin, Sarkozy en personne peut se frotter les mains. S’il est deuxième au premier tour, ce qui n’est pas impossible vu que les socialistes, avec leurs disputes perpétuelles, font tout pour cela, il se place illico dans la peau de Chirac en 2002, et le voilà réélu sans avoir à faire quoi que ce soit.

Cette Marine Le Pen, si elle n’existait pas, il faudrait l’inventer !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y

Ce n’est pas moi qui corrigerais d’un « que le “Titanic” coulât », car j’ai plus d’humour que ceux de mes millions de lecteurs qui n’ont pas remarqué mon avertissement dans le premier
paragraphe : que je faisais du paradoxe !

Sur le fond, oui, il était prévisible que ce rafiot devait couler un jour ou l’autre : ses concepteurs n’avait pas remarqué que les compartiments de la cale, séparés par des cloisons n’allant
pas jusqu’au plafond, laissaient passer l’eau de l’un à l’autre, pour peu que le tangage soit important. C’est très bien expliqué dans le film de James Cameron.


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