Un pirate célèbre et vénéré

Publié le par Yves-André Samère

Je suis prêt à parier une Cadillac en or massif que vous ignorez le nom du premier pirate ayant violé le droit de propriété d’une œuvre – si on veut bien laisser de côté le pur plagiat dont Molière s’est rendu coupable en piquant à Cyrano, pour la coller dans Les fourberies de Scapin, une réplique de sa pièce Le pédant joué, le célèbre « Que diable allait-il faire dans cette galère ? » (si-si, c’est vrai, et j’ai vu la pièce de Cyrano).

Eh bien, ce pirate, c’était Mozart ! Étonnement de votre part.

Explication : à l’âge de neuf ans, alors que Wolfie était déjà célèbre, son père, Leopold, l’a emmené à Rome, et le génial moutard  put assister à un concert au cours duquel on joua le Miserere d’Allegri. Or ce morceau était la propriété du pape, sa partition n’avait pas été éditée, et il était interdit de le copier. Mozart écouta deux fois le Miserere, et, de mémoire, il reconstitua la partition ! Laquelle, bien sûr, a été dupliquée ensuite, à cause de ce petit salaud.

Faire au pape ce coup de Trafalgar ! On aurait dû excommunier l’affreux garnement. Ou le priver de dessert, vu son âge.

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