Une grande victoire de De Gaulle

Publié le par Yves-André Samère

L’anglomanie, sur le plan du langage, se double toujours chez nous d’une anglophobie indéracinable. Traduction pour les scripteurs de SMS : les Anglais restent les ennemis héréditaires des Français.

Sous De Gaulle, cela atteignait des sommets, car De Gaulle ne pardonnait pas à l’Angleterre de l’avoir accueilli, hébergé, nourri, et de lui avoir ouvert les micros de la BBC pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Et comme, à l’époque gaullienne, toute la presse était à genoux devant Sa Magnificence, on récoltait les perles par boisseau.

Ainsi, en janvier 1968, il se faisait un grand bruit, à la radio, à la télévision, d’une formidable nouvelle : la France venait au quatrième rang pour la production des voitures, après les États-Unis, l’Allemagne et le Japon. Certes, certes, il en était de même les années précédentes : la France était DÉJÀ quatrième. Seule différence, cette année-là, le Japon... remplaçait l’Angleterre à la troisième position.

C’était donc une grande victoire de la France et du gaullisme.

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