Une injustice intolérable

Publié le par Yves-André Samère

Chez Veolia, qu’il présidait, Henri Proglio gagnait 1,6 million d’euros. En passant à la présidence d’EDF, il cessait d’être le président exécutif de Veolia pour n’être plus que président du conseil d’administration ; en conséquence, son salaire tombait à 450 000 euros par an. « Le pauvre homme », aurait gémi Orgon.

Or le précédent patron d’EDF ne percevait QUE 1,1 million. On voit par là que la perte était considérable pour Proglio : 1,1 million chez EDF plus 450 000 euros chez Veolia, cela fait 1,55 million. Passer de 1,6 à 1,55 ? Intolérable ! Outré qu’on lui demande de travailler plus pour gagner moins, Proglio a demandé une augmentation du salaire chez EDF. Pas pour les gens qui y travaillent, attention : pour lui seulement.

Dans sa grande générosité, l’État a donc accepté, bien au-delà de ce qu’on aurait pu attendre, et le ministre de nos Finances, la très fiable Christine Lagarde, a consenti à une minuscule augmentation de... 45 % du salaire du président d’EDF, qui passait ainsi à 1,6 million.

En fin de compte (les cons disent « au final »), Proglio aurait ainsi perçu 2,05 millions d’euros par an. Il n’y a pas de petits profits. Pourquoi, grands dieux, a-t-il fallu que l’opinion publique se mêle de ce qui ne la regardait pas ?

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