Une révélation d’Inter Bourdes

Publié le par Yves-André Samère

Fidèle à sa mission consistant à ne diffuser que des nouvelles fausses, France Inter a confié sa revue de presse, pendant ces vacances, à un type qui semble extrêmement doué sur ce plan. Hélas, je n’ai pas retenu son nom, cherchez-le vous-même...

Bref, ce matin, le préposé à la lecture des journaux sur papier a cru malin d’ironiser sur un film, sans savoir que, raté certes, il avait été réalisé par quelqu’un de très capable, Andrew Stanton, qui est tout de même l’un des piliers de la firme Pixar – celle qui produit les meilleurs dessins animés en images de synthèse. Stanton, pour sa part, n’est jamais que le co-auteur de 1001 Pattes, de Finding Nemo, et le réalisateur de Wall-E, chef d’œuvre absolu. Or le même Stanton a commis l’erreur d’accepter un film avec acteurs, John Carter, d’après une série de romans d’Edgar Rice Burroughs (aussi créateur du personnage de Tarzan), film qu’il a magistralement loupé. Et c’est ce film-ci que notre plumitif de France Inter a pris comme cible : John Carter, a-t-il proféré en savourant son trait d’esprit, a « peu de chances de sortir sur les écrans français ». C’est vrai, ça, on ne projette jamais le moindre navet sur les écrans français. Surtout pas des films fabriqués par des débutants ayant décroché l’avance sur recettes du Centre National du Cinéma parce que leur mère y travaille...

Toujours est-il qu’à ce nouvel exploit d’Inter Bourdes, là, c’est moi qui savoure, car John Carter est sorti à Paris il y a plus de neuf mois, le 7 mars dernier – je l’ai vu, évidemment –, sortie que tout le monde peut vérifier en consultant les sites d’Allociné et d’Internet Movie Database.

Patience. Un de ces quatre matins, notre chère radio nationale va nous révéler que la NASA n’a jamais envoyé Neil Armstrong et Edwin Eugen Aldrin, dit Buzz, sur la Lune, et que le reportage en direct vu sur toutes les télévisions du monde non communiste a, en réalité, été fabriqué à Londres par Stanley Kubrick, en échange du prêt d’un objectif ultra-lumineux qu’il convoitait pour les scènes à la bougie de Barry Lyndon ! Un scoop, c’est un scoop.

(NB: pour les lecteurs intéressés, je viens là de faire allusion à un film satirique, Opération Lune, réalisé en 2002 par William Karel, pour la télévision, et dont le but était de montrer comment on pouvait faire avaler n’importe quel bobard au bon public. Très réjouissant)

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Il est digne de devenir l’Astagneau du sacrifice ! Cela dit, on a eu un autre épisode dès le lendemain. Voir « Républicains contre “Américains” ».
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C
La revue de presse était dite ce matin par Denis Astagneau, « journaliste » spécialisé dans... l'automobile ! Et puis, que voulez-vous, se renseigner un peu pour écrire sa chronique, c'est trop
fatigant.
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