USA : plus de courrier le samedi

Publié le par Yves-André Samère

Soyons juste : si la Poste, en France, est passée en quelques décennies de l’excellence au foutage de gueule – c’est la voie choisie par les princes qui nous gouvernent pour nous faire souhaiter la privatisation –, aux États-Unis, c’est le franc cynisme qui prévaut.

En effet, outre-Atlantique, la Poste vient d’annoncer qu’elle ne distribuerait plus le moindre courrier le samedi, et cela dès le mois d’août. Encore un effort, les gars, il reste dans la semaine six jours à supprimer, et vous serez parvenus au merveilleux régime de l’Afrique Noire, où le courrier... n’est pas distribué du tout ! Là-bas, la profession de facteur n’existe tout simplement pas (on craint que les facteurs africains flanquent le courrier dans la première poubelle venue ?), et, si vous tenez vraiment à recevoir des lettres, il faudra aller les chercher à la poste. À condition, bien entendu, d’avoir loué – au prix fort – une boîte postale. Avantage, vous pouvez y aller même le dimanche, les boîtes, logées dans un réduit, sont accessibles depuis la rue.

Étant donné que la majorité du petit peuple n’a pas les moyens de faire cette dépense, on peut toujours s’associer avec un ami, un voisin, voire un commerçant, pour recevoir son courrier dans la même boîte que lui : les employés du tri postal ne vérifient pas l’identité du destinataire, seul le numéro de la boîte compte. Mais si l’expéditeur s’est trompé de numéro, votre lettre, insérée dans la mauvaise boîte, est perdue !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Mais cela existe déjà en France : comme nous sommes au bout du bout d'un patelin perdu, nous n'avons pas de distribution de courrier le mercredi. Enfin, une fois sur deux, ou alors c'est remplacé
par le jeudi. Ou le mardi.
Brusquement, nous avons dix lettres d'un seul coup.
Ce sont les mobylettes, je crois. Elles tombent souvent en panne avant d'arriver jusqu'à chez nous. Ou bien le facteur a une panne de mémoire (c'est où, déjà, le bout du bout du bled ?). Allez
savoir.
Répondre