Utilisation inattendue du silicone

Publié le par Yves-André Samère

Dans Anges et démons, film de Ron Howard d’après Dan Brown, dont l’histoire se passe au Vatican ainsi que dans les quartiers de Rome voisins, on assassine, au début de l’histoire, un scientifique travaillant à Genève, au CERN (Centre Européen pour la Recherche Nucléaire), un religieux nommé Silvano Bentivoglio – et prière de ne pas faire de rapprochement avec un certain Bergoglio, dont vous avez peut-être entendu parler. But de cet assassinat : lui voler un de ses yeux (si-si !), car l’entrée dans une pièce ultra-secrète du Centre se faisait via une identification de l’iris des personnes accréditées !

Cette horrible façon de franchir un obstacle informatique n’est heureusement pas généralisée, puisque, beaucoup plus souvent, on utilise les empreintes digitales des mêmes personnes accréditées. Or la tricherie n’a pas de frontières. Si bien que, pendant quelques années, des médecins d’un hôpital de Vasconcelos, une localité de la banlieue de San Paolo, au Brésil, ont réussi à... partir en vacances indûment, en utilisant des copies en silicone de leurs propres doigts ! Il suffisait de confier ces copies à des collègues complices, qui s’en servaient pour leurrer les contrôleurs biométriques de l’hôpital. Si bien que, absents, ils passaient pour être à leur poste.

La chaîne de télé Globo a diffusé un reportage montrant une femme médecin, Thauane Nunes Ferreira, passant le contrôle, non seulement pour elle-même et avec ses propres doigts, mais aussi au profit de deux collègues, grâce à ces ingénieuses copies. Eh oui, le silicone ne sert pas uniquement à fabriquer de faux seins... Arrêtée, l’obligeante doctoresse s’est mise à table, et a révélé les noms de onze autres médecins et de vingt infirmiers et infirmières du même hôpital. Son excuse : ils lui avaient juré que c’était le seul moyen pour elle de conserver son emploi. En fait, c’était le responsable du service des urgences mobiles, Jorge Luiz Cury, qui contrôlait ce système, et sa propre fille percevait un salaire depuis trois ans, sans travailler dans l’établissement, tandis que lui-même recevait 2400 dollars par mois pour fermer les yeux (retour à mon introduction de cette notule).

Cinq médecins ont déjà été mis à pied, en attendant d’autres sanctions. Ils risquent jusqu’à six ans de prison.

Tout de même, nos syndicats devraient réfléchir à cette ingénieuse solution.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Malheureusement, j’ai raté ce film. Ma culture est lacunaire !
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C
Juste pour la petite histoire, l'utilisation d'un œil arraché à quelqu'un pour passer un sas de sécurité apparaissait déjà dans le film d'action/science-fiction "Demolition Man" sorti en 1993.
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