Vacances pour tout le monde

Publié le par Yves-André Samère

Vacances. Pas seulement scolaires. Dans les radios-télés aussi, les professionnels sont partis : une semaine, deux semaines ? Sur Canal Plus, Denisot, qui ne perd jamais une occasion de se croiser les bras, laisse comme toujours la place à Baddou-le-mal-rasé, ce qui nous vaut à l’écran la présence de deux individus ayant oublié l’existence du rasoir. Heureusement Jean-Michel Aphatie et Vincent Glad ne cherchent pas à passer pour des baroudeurs, et s’abstiennent de cultiver le genre crade. Les Guignols aussi sont partis, mais personne n’a jugé bon de nous en avertir, et le téléspectateur doit le deviner au vu d’une minuscule étiquette dans le coin de l’image, et surtout grâce aux références à une actualité périmée. Idem pour le Petit Journal, qui ressort les vieux sketches sans mentionner que c’est du réchauffé.

Sur France Inter enfin, tout le monde, dans la matinale, a cédé le micro à des amateurs. À 7 heures et demie, une éditorialiste anonyme a cru bon de consacrer son papier à la sortie... d’un jeu vidéo dans sa cinquième version. De toute évidence, il n’y avait rien de plus important dans l’actualité. On espère que le chèque de l’éditeur était de la même importance. Comme la totalité des zozos qui causent dans le poste, de Tomb raider, elle fait un « ton braille d’heure » de cuisine. C’était sans doute trop difficile d’aller vérifier sur Wikipedia que cette expression se prononce « toume raie d’œufs » (en roulant le R). Il y a aussi le type qui remplace Thomas Legrand, et qui se focalise sur le « Ploum-Ploum » de Manuel Valls, croyant que cette chanson remonte au groupe Téléphone, dans les année 80, ou encore aux années 70. Sa culture musicale et populaire est à revoir, il se trompe seulement d’un quart de siècle. Cette chanson, Ploum-Ploum Tralala, était l’indicatif d’une émission de Radio-Luxembourg (relayé par Radio Monte-Carlo) au lendemain de la Deuxième guerre mondiale.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Les cuisiniers ? On devrait leur imposer une toque sur le menton !
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Y
Bah, aujourd’hui, il fait beau partout.
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D
Alors, pour la provinciale que je suis maintenant, c'est un peu fatigant ces vacances "nationales" puisque parisiennes, alors qu'ici tout le monde a repris le boulot.
Comme le "il-fait-gris-c'est-triste", alors que dans mon coin on a un soleil radieux. S'ils pouvaient préciser au moins, avec juste un petit mot de rien du tout : "ici".
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D
Au moins sur France Inter on ne peut pas dire qu'on est dépaysé.
Quant à tous ces messieurs mal rasés-cheveux gras en pétard: beurk! Les pires étant les cuisiniers qui officient dans cet état.
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