Vatican : un meurtre en vue ?

Publié le par Yves-André Samère

Il ferait bien de se méfier, le pape. Secouer les puces de la Curie, autrement dit les cardinaux, s’en prendre notamment au cardinal Bertone, qui s’est fait construire un appartement de sept cents mètres carrés (dix fois plus vaste que l’appartement du pape lui-même, lequel loge dans un simple hôtel au Vatican), alors que ce notable a été Secrétaire d’État, c’est-à-dire Premier ministre de l’Église, c’est dangereux. On sait que la Très Sainte Église catholique a des liens solides avec la mafia, dont tous les parrains successifs sont très portés sur la religion, et l’hypothèse selon laquelle son prédécesseur Jean-Paul Ier, qui gênait beaucoup avec ses idées de réforme et de nettoyage des écuries d’Augias, aurait été expédié ad patres par un tueur dûment appointé par les dignitaires de l’Église eux-mêmes, dont beaucoup étaient mouillés jusqu’à la mitre, cette hypothèse n’est pas tout à fait absurde. Elle a été avancée par un certain nombre de personnalités bien renseignées, et pas seulement par ce zozo de Roger Peyrefitte. Par exemple, l’écrivain Robert Litell, ancien journaliste politique et très bien renseigné, commence son roman La compagnie par le récit imaginé de l’exécution du pape, réalisée avec quelques complicités à l’intérieur du Vatican, et d’autant moins risquée pour ses instigateurs que la police ne peut pas enquêter au sein de cet État souverain ! L’idéal pour des malfrats en robe rouge.

Par conséquent, si la chose se produit, ne soyez pas trop étonné. On mettra l’exécution sur le dos des islamistes ou des Nord-Coréens, pour changer, mais tout le monde aura compris. Et surtout le successeur du pape, qui saura se tenir à carreau.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :