Vive la planche à billets !

Publié le par Yves-André Samère

Pourquoi les États-Unis ont-ils, par deux fois, envahi l’Irak ? Parce que feu son dictateur Saddam Hussein avait mis la main sur le très démocratique Koweit, puis accumulé les célèbres armes de destruction massive qui menaçaient les malheureux Newyorkais ? Pas du tout ! Voici une autre version, qui a toutes les chances d’être véridique.

Les États-Unis, prodigieusement endettés au point d’être aujourd’hui quasiment en faillite, n’ont tenu le coup et fondé leur suprématie en économie que grâce à un artifice, la planche à billets. En clair, la masse de dollars en circulation dans le monde est loin d’avoir sa compensation en or dans les coffres de Fort-Knox, et si les nations du monde entier se mettaient d’accord (aucun risque, ne tremblez pas) pour exiger la contrepartie – en or ou dans une autre monnaie – des dollars qu’elles détiennent, l’Oncle Sam n’aurait plus qu’à se suicider métaphoriquement. Or, à l’abri des réclamations, lorsque le pays a besoin d’argent, il imprime les billets dont il a besoin, sa fortune est ainsi extensible à l’infini, et personne ne va lui demander des comptes !

Pour que ce système foncièrement malhonnête puisse tenir, il suffit que les achats mondiaux se fassent en dollars principalement, puisque cette monnaie ne leur coûte rien. En foi de quoi, les États-Unis ont obtenu de l’OPEP que le pétrole se paie en dollars, jamais dans une autre monnaie.

L’ennui est que Saddam Hussein, voulant à la fois jouer cavalier seul et obtenir plus que Washington ne désirait lui accorder, avait menacé de vendre son pétrole en échange d’une autre monnaie. Ça ne manquait pas. Non, pas le franc français, ne me faites pas rire, j’ai les lèvres gercées. Mais le mark allemand et le franc suisse inspiraient beaucoup de sympathie aux vrais connaisseurs...

En représailles, une première guerre, en 1990, le priva de son armée. Malheureusement, elle ne suffit pas à lui faire baisser le ton, et les services secrets ne réussirent pas non plus à l’assassiner ensuite, ces incapables. Il ne restait plus qu’à fomenter une seconde guerre, sous un prétexte bidon, l’aide (imaginaire) apportée à Ben Laden et ses boys, et cette fois on eut sa peau ! Le dollar était sauvé. Mais pas l’économie mondiale.

Qui sait ? Triomphant, c’est peut-être Saddam Hussein, pas Sarkozy ni Hollande, qui aurait été notre bienfaiteur...

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