Vivent les coiffeurs !

Publié le par Yves-André Samère

Les coiffeurs n’ont certes pas ma clientèle, tout comme ils n’avaient pas celle de Pierre Desproges. En fait, la dernière fois que j’ai risqué un escarpin dans un salon de coiffure (oui, ils ont des salons, comme madame du Deffand), c’était en 2001, et traîné par un ami qui, du reste, a cessé de l’être. Et rue de Rivoli, tout de même, pas boulevard de Strasbourg. Bref, pourquoi payer afin de faire faire par d’autres une catastrophe que je suis fort capable de réaliser tout seul ?

Il n’empêche que, depuis aujourd’hui, les coiffeurs ont ma sympathie. En effet, las de payer à la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique) et à la SPRE (Société pour la Perception et la Rémunération Équitable) une redevance correspondant aux droits d’auteur de la musique diffusée dans leur boutique, et qui vient justement d’augmenter, ils ont décidé de mettre une sourdine à partir du 7 décembre. Il ne restera plus, pour le bonheur de leurs clients, que l’agrément de leur conversation, et Dieu sait une conversation menée par un coiffeur peut être enrichissante sur le plan culturel !

Ce mouvement d’utilité publique a commencé en Alsace, en juillet, et le magazine e-Alsace a indiqué que cette grève allait désormais gagner l’ensemble du pays. Déjà, j’aimais beaucoup l’Alsace (pas pour son climat ni pour ses cigognes, mais pour ses vins). Désormais, je l’aimerai pour ses coiffeurs. Rappelons qu’en France, ils sont soixante mille. Une grève générale dans ce secteur, ça aurait de la gueule, et sans me gêner le moins du monde.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D

Rectifions : j'ai laissé mes cheveux faire ce qu'ils veulent!


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Y

Chauve qui peut !


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D

J'ai abandonné mes cheveux. Définitivement.


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