Voleur, moi qui ne suis pas ministre ?

Publié le par Yves-André Samère

Depuis que Megaupload a été fermé, on a entendu des foules de braillards qui traitaient les téléchargeurs illégaux de « voleurs ». Encore aujourd’hui, avec Christophe Barbier, patron de « L’Express ».

Voleurs vous-mêmes, messieurs aux gros salaires. Des voleurs, on en trouve davantage au gouvernement : Woerth, qui brade au privé l’hippodrome de Chantilly ; ce secrétaire d’État dont tout le monde a oublié le nom, qui faisait payer ses cigares par son ministère ; Chirac, ses emplois fictifs, ses quatre mille francs quotidiens de frais de bouche à l’Hôtel de Ville ; Sarkozy lui-même, qui profite que le pouvoir est entre les mains pour augmenter son salaire de 240 %, que font-ils, sinon voler, et en toute impunité ?

Bien, faisons un peu usage de notre cerveau.

S’il me prend la fantaisie de voir, plus d’un mois à l’avance, le dernier film de Steven Spielberg, qui n’est pas Les aventures de Tintin, mais Cheval de guerre ; et si je le télécharge (quelle horreur, jamais je n’oserais, vous me connaissez), est-ce que vraiment je vole quelqu’un ? Pas sérieux ! Je ne fais que gagner un peu de temps, car, lorsque le film sortira, je pourrai le voir gratuitement et autant de fois que je voudrai ! Je ne prends pas un centime à qui que ce soit. Et s’il me prend l’envie de voir une série télévisée, disons Downton abbey ou Breaking bad, dont tout le monde sait qu’elles seront diffusées à la télévision française, gratuitement, mais dans trois ou quatre ans, est-ce que vraiment je vole quelqu’un ?

C’est stupide, évidemment.

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