Voter, oui, mais pour qui ?

Publié le par Yves-André Samère

Je crois que je sais pour qui je vais voter l’année prochaine, lors de l’élection du maire de Paris. Certes, mon candidat n’a aucune chance d’être élu maire, mais il sera peut-être conseiller municipal, et ce sera mieux que rien.

Vous ne le connaissez peut-être pas, il se nomme Christophe Najdovski (le dernier numéro du « Canard » le rebaptise Nadjosvki, sic), il est écologiste et déjà maire-adjoint chargé de la petite enfance. Certes, je me fiche autant de l’écologie que de la petite enfance, mais ce gars, l’autre matin, a tenu huit minutes face à Pascale Clark sur France Inter, sans jamais proférer l’expression obscène que les autres emploient tous : « les Parisiennes et les Parisiens ». Et un homme politique qui respecte la langue française, il faut vite le mettre sous cloche avant que les mauvaises fréquentations – celles de ses collègues – aient contaminé sa manière de s’exprimer.

Pour ce qui est de ses opinions politiques et de son programme, on sait que ses concurrents ont tous les mêmes, donc ça n’a aucune importance.

 

PS : aïe ! Sur son bloc-notes, je déniche un « chacune et chacun », et plus loin, un « Soyez assuré-e de ma fidélité à nos engagements ». Ailleurs, il écrit « Je préside le groupe des élu/es Vert/es au Conseil de Paris ». Non, finalement (les cons disent « au final »), je retire mon vote. Les deux matins du scrutin, je ferai comme Brassens, je resterai « dans mon lit douillet ».

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