Vox populi

Publié le par Yves-André Samère

Jusques à quand, gens des radio-télés, abuserez-vous de notre patience ? Plus précisément, lorsque les circonstances vous empêchent de faire une enquête sérieuse, continuerez-vous, jusqu’à perpète, à nous bassiner avec vos micro-trottoirs qui sont l’expression la plus aboutie de la paresse journalistique ?

Tenez, ce matin encore, sur France Inter. Le fait divers du jour, c’est qu’un immeuble s’est effondré, à Paris je crois, tuant deux personnes, une mère et son enfant. La simple honnêteté journalistique voudrait que le reporter préposé aux recherches sur ce fait divers tente de savoir pourquoi cet immeuble s’est effondré ; qu’il s’efforce d’interroger, par exemple, les services d’urbanisme de la ville ; et qu’il tâche de dénicher un responsable et de lui faire dire quelles mesures il entend prendre pour qu’un tel évènement ne se reproduise plus.

Eh bien non ! Faut comprendre, nous sommes un lundi matin, les bureaux ne sont pas encore ouverts, et les responsables de l’urbanisme sont encore dans leur lit. Alors, que faire ? Eh bien, c’est très simple : on interroge les passants ! Et c’est ainsi que l’on tombe sur un zig n’ayant rien vu, sinon qu’étant passé quelques jours auparavant devant l’immeuble aujourd’hui à terre, il avait simplement remarqué que la bâtisse semblait inoccupée. Et le représentant de la vox populi de conclure avec opportunité : « Je suis choqué pour les personnes qui sont là-dessous ».

Tout à fait, cher grand penseur ! Et votre façon de faire avancer le schmilblic fait progresser la science journalistique. On devrait engager à temps plein les spécialistes de ce calibre.

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