Voyageons dans le temps !

Publié le par Yves-André Samère

Vous rêvez d’écrire ? Votre vocation est de produire des romans fantastiques ? Vous êtes attiré par les voyages dans le temps ? Fort bien, mais laissez-moi vous donner un conseil.

Des tas d’auteurs de romans et de scénarios se sont vautrés, parce qu’ils ont cru pouvoir se tirer du défi consistant à raconter l’histoire d’un homme d’aujourd’hui qui voyage dans le passé. La tentation de ces auteurs était évidente, ils voulaient jouer avec le paradoxe temporel. Par exemple, après 1945, un homme est envoyé en 1933, avec pour mission de tuer Hitler, et donc d’empêcher les évènements que vous savez...

Cela ne marche jamais ! Comment donc pourrait se produire l’annulation de faits ayant bel et bien eu lieu avant l’expédition dans le passé du tueur chargé de la mission ? Mettons les choses au pire : vous êtes renvoyé avant l’époque de votre naissance, et, tout comme Œdipe, vous tuez votre père. Dans ces conditions, comment êtes-vous né, et comment avez-vous pu le tuer ? Personne, absolument personne depuis que la littérature existe, n’a réussi à résoudre ce petit problème !

C’est pourquoi voici mon conseil, annoncé plus haut : votre personnage, envoyez-le dans l’avenir ! Quoi qu’il y fasse, il ne pourra pas modifier l’époque d’où il vient. Lorsque Herbert-George Wells a publié en 1895 The time machine (en français, La machine à explorer le temps), qui était son premier roman, il n’a pas fait remonter le temps à son personnage, il l’a expédié en... 802 701 ! Aucun risque. Il y a eu aussi Retour vers le futur, de Robert Zemeckis, mais c’était une farce.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Pas faisable. Je n’ai pas ces films, et ça ne me dit rien de les avoir.
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J
Je compte sur toi pour les revoir, alors.
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Y
Pas revu ces films. Je ne me souviens que de la voiture.
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J
Dans mes souvenirs, ce paradoxe espace-temps était plutôt bien expliqué et utilisé dans la trilogie Retour vers le futur.
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Y
On verra. J’ai téléchargé le livre, et je vais le lire. Au moins, cette fois, ça ne m’aura rien coûté, pas comme m’aurait coûté l’achat du recueil de nouvelles de Philip K. Dick où se trouve
« Copies non conformes » (110 euros !).
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K
Pas tout à fait d'accord avec vous sur le traitement des paradoxes (j'aime ce mot !). Poul Anderson s'en tirait assez bien dans "La patrouille du temps" dès 1960. Comme je suis en autre un affreux
voleur j'en profite pour remercier la teamalexandriz .
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