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Publié le par Yves-André Samère

Avant-hier soir, on a pu voir à la télévision un sujet sur Lee Harvey Oswald (parce qu’on a mis aux enchères son cercueil, paraît-il ! Passionnant...). Rappelons aux djeunz, qui quasiment tous confondent Charles De Gaulle avec un aéroport, que Lee Harvey Oswald fut, en 1963, présumé auteur de l’assassinat de Kennedy, ce qu’il n’était pas – l’impossibilité matérielle du fait a été archi-prouvée... et reconnue par le successeur de John Kennedy, vice-président au moment de l’assassinat, Lyndon Baines Johnson.

Passons sur cette affaire, trop longue à résumer, et venons-en au point qui m’intéresse. Il n’a pas pu vous échapper, vu que cela dure depuis quarante-sept ans, que, chaque fois qu’un journaliste français énonce le patronyme d’Oswald, il prononce « oss-valde ». Ils sont formidables, les journalistes français. La plupart se targuent de parler l’anglais, mais pas un, PAS UN en quarante-sept ans, donc, n’a été capable de prononcer ce nom correctement. Peut-être pensent-ils aux wagons de la SNCF...

Pourtant, il existe des radios, des chaînes de télévision... et des écoles de langues (!) qui auraient pu les renseigner, par exemple sur la prononciation en anglais de la lettre w, qui devrait leur être familière puisque, durant les deux mandats du fils Bush, elle leur a servi à le distinguer de son père : George W. Bush !

Mais non, rien à faire. Alors je me dévoue (comme toujours).

Le nom Oswald ne se dit pas « oss-valde ». Il se prononce exactement « ass-ouaulde » – un peu comme, à la manière française, on prononce Assouan. Et ils doivent bien se marrer, les journalistes états-uniens qui ont le bonheur d’être correspondants à Paris.

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