Carrière, enfin un véritable écrivain

Publié le par Yves-André Samère

Je suis un homme de principes, par conséquent je n’écoute jamais l’émission matinale de ce raseur qu’est Augustin Trappenard le matin sur France Inter. (Il m’avait écrit, je ne lui ai jamais répondu)

Néanmoins, ce matin, j’ai fait une exception, parce que l’invité (défunt depuis la veille, à 89 ans) était Jean-Claude Carrière, écrivain de talent, penseur, auteur de théâtre (La controverse de Valladolid), c’était lui), auteur d’une presque centaine de livres, dont quelques dictionnaires, ami du dalaï-lama, scénariste de Buñuel, et ainsi de suite. (Trappenard a oublié de mentionner que Carrière était aussi marié avec une princesse indienne, mais tout le monde ne peut pas le savoir)

L’invité, sans être au courant de la chose, m’a fait personnellement plaisir en n’utilisant pas cette expression incorrecte et ridicule qu’est « les technologies nouvelles » : vingt fois, j’ai expliqué que le terme technologie signfiant étude des techniques, il était donc absurde de le mettre au pluriel, et, outre cela, d’estimer que ces technologies seraient « nouvelles ». Or, ce matin, chez le raseur dont je parlais, Carrière a utilisé la seule expression correcte, et cité les « TECHNIQUES nouvelles ».

Un véritable écrivain, et pas un casse-pieds de radio, est donc d’accord avec ma façon de voir.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Cela m'arrive très rarement, mais j'ai eu de la peine en apprenant son décès. J'aimais sa simplicité, son érudition sans pédanterie, sa modestie et son talent de conteur.
Trapenard ? Même avec JC Carrière, je n'aurais pas écouté. Il m'exaspère.
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Y
J’ai exactement les mêmes sympathie et antipathie. Mais c’est très normal, je pense.