Vivent les bombes !
Il ne dit pas que des imbécillités en faveur de son ami Poutine, le cher Gégé. Hier soir, voici ce qu’il a déclaré, sur la scène d’un théâtre russe où il jouait une pièce de son amie Marguerite Duras : « Les États-Unis, c’est un peuple qui a sans arrêt détruit l’autre. Ils se sont battus entre eux. Après, ils ont détruit les Indiens. Après, ils ont fait l’esclavage. Après, ils ont fait la Guerre de Sécession. Après, ce sont eux les premiers qui ont utilisé la bombe atomique. Partout où ils passent, ils font des foyers de merde. Non, je préfère être russe, et puis, si les Européens arrêtent d’écouter ces Américains, eh bien je serai plus heureux ».
Je sais, tout cela n’est pas d’une logique en duralumin, la pensée de Depardieu est souvent erratique, et les États-Unis n’ont pas inventé l’esclavage, qui existait déjà bien avant Jésus – lequel n’a jamais dit un seul mot pour condamner cette abomination, soit dit en passant. Mais enfin, on doit reconnaître qu’il y a une part de vérité dans cette énumération.
Et justement, j’avais l’intention de vous parler de la bombe atomique, ou plutôt DES bombes atomiques lâchées par les États-Unis sur le Japon en août 1945. Comme tout le monde ou presque, j’ai naguère cru à ce bobard qu’il n’avait pas existé d’autres moyens de contraindre les Japonais à capituler. Et si la bombe qui a ratiboisé Nagasaki était de toute évidence inutile, j’ai longtemps ignoré ces deux points : 1. que cette seconde bombe avait UNIQUEMENT servi d’essai puisqu’on ne l’avait jamais testée, et 2. que le Japon était déjà à genoux et tentait de négocier AVANT Hiroshima.
Je vous donnerai bientôt les détails, et quelques autres. Si vous connaissez mal la question, vous serez convaincu qu’aux États-Unis, on savait se mettre au niveau de l’ennemi.