Une touche d’émotion...
Il y a une chose qui m’agace, chez les auteurs de comédies, c’est cette manie qu’ils ont d’insérer dans leurs textes des scènes d’émotion ; tout à fait comme s’ils avaient honte d’avoir tenté de faire rire, et qu’ils essayaient de s’en excuser, avec un zeste de sentimentalité. C’est très sensible chez Chaplin – que je n’aime guère, et qui n’est bon que lorsqu’il est méchant, si j’ose ce paradoxe. Pour moi, le procédé relève du dosage, .
Il me semble que ce travers est assez récent, car je ne le trouve pas chez les grands auteurs classiques : Molière, Beaumarchais, Labiche, Feydeau, etc. Aucun de ceux-là n’a tenté d’émouvoir le spectateur, à quelque moment que ce soit. De même chez Offenbach et ses librettistes.
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