Morel contre Barbarin
Je pardonne à François Morel de m’avoir, ce matin, coupé l’herbe sous le pied en consacrant sa chronique du vendredi à cet abominable tartuffe qu’est le cardinal-archevêque de Lyon, le sinistre Barbarin, celui-là même qui (et je ne me lasserai jamais de le répéter) voyait dans le mariage homosexuel le prélude à une autre réforme : le mariage d’un être humain avec un animal. Crétin, va !
Écoutez, sur le site de France Inter, cette chronique, dite sur le ton patelin qu’affectionnent les prêtres catholiques pour embobiner les gogos. Savourez le passage où, visant le fait que Barbarin a juré avoir fait confiance au prêtre pédophile qui lui certifiait n’avoir pas récidivé ses petits jeux avec des scouts, Morel se dit certain que, si ce prêtre avait été un ancien incendiaire « n’ayant pas récidivé » – sic –, le cardinal lui aurait tendu une boîte d’allumettes. Il ne vient donc jamais à l’idée, à ces confesseurs professionnels, que leurs pénitents puissent leur MENTIR en plein confessionnal ?
À propos, si vous ne l’avez pas encore fait, allez voir Spotlight, ce film qui raconte une histoire similaire, laquelle s’est terminée à Boston en 2002. Là, le cardinal du coin avait couvert... 87 prêtres pédophiles de son diocèse ! La punition a été terrible : le pape l’a muté à Rome, et l’a mis à la tête de l’une des plus grandes basiliques de la Ville Éternelle. Le pardon, on connaît, chez les catholiques.