« Low cost »
Tout à l’heure, je suis passé devant une boutique dont l’enseigne annonçait « Le premier spécialiste de la coiffure low cost ».
Low cost... Aujourd’hui, tout est low cost, c’est-à-dire bon marché. Qu’est-ce qui peut pousser les intoxiqués du charabia anglophile (et anglophone) à remplacer le vocabulaire français par de l’anglais de cuisine ? Je ferai tout de même remarquer que l’expression pas cher dit la même chose, avec exactement le même nombre de mots, de syllabes, et de lettres ! Pourquoi, dans ce cas, chercher midi à quatorze heures ? (En anglais, do things the hard way, me semble-t-il)
Je rappelle que je ne suis pas un fanatique ennemi de l’anglais, et que jamais je n’hésite à dire « week-end » plutôt que « fin de semaine », expression qui n’en est PAS l’équivalent, puisqu’elle ne comprend aucune nuance signifiant que, ces jours-là, on ne travaille pas.
(Le coiffeur en question est, non seulement un snob imbécile, mais aussi un escroc à la petite semaine, puisqu’une coupe de cheveux chez lui coûte entre 18 et 21 euros. Et ce n’est pas l’intérêt personnel qui me fait écrire cela, puisque je ne suis pas allé chez un coiffeur depuis 2001. Et si vous l’ignoriez, je vous apprends que, vers ma vingtième année, j’ai été coiffeur, comme Luchini, durant quelques mois)