Cholestérol (2) : ce qu’il ne fait pas
Si vous allez sur un site qui se dit « médical », comme http://www.vasculaire.com, vous tombez sur une billevesée du type l’athérosclérose-est-la-perte-d’élasticité-des-artères-provoquée-par-l’accumulation-de-corps-gras-comme-le-mauvais-cholestérol. C’est doublement inexact, bien que propagé un peu partout : d’une part, le « mauvais cholestérol » n’existe pas, et, d’autre part, la partie lipidique (grasse, quoi) des lésions d’athérosclérose, qui contient en effet du cholestérol, ne bouche pas les artères, car elles sont bouchées par la partie fibreuse de la lésion – laquelle ne contient pas de cholestérol –, qui représente 70 % de la masse causant l’obstruction.
Par ailleurs, il est tout aussi faux que le cholestérol provoque un infarctus du myocarde en bouchant les artères via la formation d’un caillot, car il ne joue aucun rôle dans la formation des caillots ni dans la biologie des paillettes, qui provoquent la formation des caillots. En gros, on fait croire au public que, plus il y a de cholestérol, plus il est nocif, et que, par conséquent, il faudrait que son taux dans le sang soit le plus bas possible. Or il n’existe aucune constatation, par exemple faite lors d’une autopsie, qui montre que des graisses ou du cholestérol ont jamais bouché une artère.
Quant à cette histoire absurde du bon et du mauvais cholestérol, je vous en parlerai dans ma prochaine notule. Vous verrez, cette distinction n’existe absolument pas, car il n’y a qu’UN cholestérol, et... il est indispensable dans tous les cas ! Mais vous verrez pourquoi on propage cet énorme mensonge.