Anti-conseil de révision

Publié le par Yves-André Samère

Le 28 juillet dernier, David Lisnard, le maire sarkozyste de Cannes – ville où triomphe en permanence la modération et le bon goût –, a pris un arrêté qui interdit sur ses plages le port de vêtements religieux. Ne soyez pas faux-cul, et comprenez qu’il vise le port du « burkini », équivalant à une burqa de plage : les femmes qui porteraient ce vêtement seraient entièrement couvertes d’une tenue néo-belphégorienne destinées à empêcher que les hommes, tous des salopards violeurs, puissent s’exciter sur le moindre centimètre carré de leur peau.

Eh bien, félicitons cet homme remarquablement intelligent, et qui remet au goût du jour, mais en négatif et en version féminine, le défunt conseil de révision, obligation qu’avaient naguère les jeunes hommes de se présenter tout nus devant une commission composée du maire et des autorités militaires locales, afin de prouver qu’ils étaient physiquement dignes de faire leur service militaire et de mourir pour la Patrie. Ça fait du bien, de vérifier qu’il existe encore des maires à la hauteur et qui trouvent des solutions aux grands problèmes de notre époque.

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Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Qu'on les laisse tranquilles : si ces filles ont envie de se baigner habillées, c'est leur choix (inconfortable, mais leur choix). Comme d'être entièrement à poil sur une plage, avec du sable qui se colle dans votre intimité (inconfortable, mais c'est un choix).<br /> Quand je pense qu'il n'y a pas si longtemps, on envoyait des gendarmes sur les plages pour verbaliser les femmes qui osaient le monokini.
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Y
La morale de cette histoire, c’est qu’il ne faut pas trop légiférer. Les prétendus problèmes de société n’existent pas si veut bien attendre qu’ils causent des dégâts. Lesquels, le plus souvent, ne se produisent jamais.