D’autres titres que celui-ci
Il n’y a en France que 3500 familles nobles, donc, théoriquement, il ne devrait y avoir que 3500 personnes portant un titre, puisque le seul titre reconnu légalement par la république est celui de « chef de nom et d’armes », qui désigne le premier membre de la branche aînée d’une grande maison. Il est ainsi duc, comte ou baron, et je vous signale au passage que ces noms ne prennent PAS de majuscule ! Le titre de baron n’existait pas avant le XIVe siècle, et tous ces titres sous-entendent que son titulaire possède un fief. Il n’y avait d’ailleurs pas de hiérarchie avant que Napoléon décide d’en avoir une, et c’est le patronyme qui compte, pas le titre. Ces titres ne se transmettent que par la voie masculine, donc la notion de « quartier de noblesse » n’a aucun sens en France.
Si on désire faire figurer son titre de noblesse sur ses papiers d’identité, il faut faire accepter cela par le Garde des Sceaux, en passant par un avocat au Conseil d’État, qui présentera une « demande d’investiture » sur la base de lettres patentes ou de témoignages très anciens. Et verser un gros chèque au Trésor ! Désolé, je ne sais pas combien. Mais une telle demande ne peut être présentée qu’une fois par génération.
À propos, savez-vous pourquoi, en dehors du cas cité au paragraphe précédent, l’État interdit de se parer d’un titre nobiliaire ? Pas pour des raisons de protocole ou d’authenticité, mais parce que, sous la royauté, être noble vous permettait d’échapper à l’impôt ! On se disait aussi...
Allons, un autre jour, je vous dirai tout ce que je sais sur les particules, ce sera élémentaire.