Nettoyage
Bien, Emmanuel Macron a donc démissionné du gouvernement. L’ami des patrons, qui n’est « pas socialiste », va ainsi pouvoir se consacrer à sa campagne électorale. Bon débarras, et bon vent.
La vérité est qu’il n’a aucune chance d’être élu, car il n’a pas de parti politique. Or, depuis que la Cinquième République existe, jamais un candidat n’a été élu s’il n’avait pas un parti sur lequel s’appuyer, parti auquel il pouvait laisser les travaux de soutier. Il n’a pas non plus d’argent, et les patrons qui seraient disposés à le financer ne le pourront pas, car on ne peut faire de dons à un homme politique que dans la limite des 7500 euros par contributeur, si je suis bien renseigné ; or cette somme est ridicule.
Macron ne tirera donc rien de sa candidature. Au mieux, il détournera une pincée de voix qui, sans lui, seraient allés à Hollande, dont il sera par conséquent le Chevènement-Taubira renouvelé de 2002. Ainsi, Hollande, quelle surprise, ne sera pas au deuxième tour, et tout se jouera entre Juppé et Marine Le Pen. En somme, il renforcera cette compétition peu inattendue.
On va bien rire. Ricaner, plutôt, car la gauche est morte, et ce n’est pas précisément une bonne nouvelle. Mais comme Macron n’est pas de gauche...