Vengeance impossible
Lorsque, un certain 14 juillet, Chirac, président et parlant de Sarkozy, avait dit « J’ordonne, il exécute », on se doute bien que cette amabilité était restée en travers du gosier de l’agité chronique. Mais il n’avait jamais eu l’occasion de lui retourner la politesse, et, devenu président à son tour, il s’était défoulé en qualifiant Fillon, son Premier ministre, de « collaborateur ». La cour de récréation, vous dis-je.
À présent, Fillon se voit en passe de devenir président à son tour. Il pourrait donc mettre en pratique l’adage qui dit que la vengeance est un plat qui se mange froid, et prendre Sarkozy comme Premier ministre, juste le temps, avant de le congédier comme un domestique qui a volé une montre (l’expression est de Montherlant), de lui resservir la même vanne.
Hélas, le prix à payer serait trop lourd, car mettre le cinglé à la tête du gouvernement, c’est trop risqué, et la machine à fabriquer les coups fourrés ne s’arrête jamais, chez nous.
On n’aura donc pas cette occasion de rigoler sous cape aux dépens de Naboléon.
Dommage...