Apprenons l’étymologie !
L’éducation nationale ne devrait pas laisser de côté côté l’étymologie. On devrait l’enseigner à l’école primaire. Je sais, les emplois du temps des enfants sont déjà surchargés, mais pourquoi ne pas laisser tomber, par exemple, les fameuses « activités d’éveil », qui n’ont d’autre effet que de les abrutir avec des niaiseries ? Au delà de l’école maternelle, on pourrait les ranger – les niaiseries, pas les enfants – dans le placard des choses sans intérêt, et apprendre aux gosses une science utile et passionnante.
C’est que découvrir comment se sont formés les mots de notre vocabulaire, et comment ils se sont peu à peu transformés, aiderait à comprendre ce qu’on dit et à éviter les imbécillités dont notre langage actuel est truffé, et de plus en plus. C’est que les Français se désintéressent de leur langue, ils abandonnent, honte à eux, ce soin et cette préoccupation aux Québécois, et la laissent phagociter par le pseudo-anglais qu’on entend et qu’on lit partout : voyez les enseignes de magasin, une sur deux sort de ce tonneau prétendu international. Et ce n’est même pas de l’anglais authentique (prévenez-moi quand vous entendrez prononcer correctement le nom de la ville de Greenwich !).
Vous croyez que, si l’étymologie était enseignée, tant de crétins, dans toutes, absolument toutes les couches de la société, confondraient technique et technologie ?
Le vocabulaire français, de jour en jour, se réduit comme peau de chagrin. Cela ne vous frappe pas, tous ces mots ultra-répandus il y a quinze ou vingt ans, qui ont totalement disparu ? Que plus personne ne connaisse le verbe travailler (on préfère dire « bosser »), les noms remède et médicament (on préfère dire « médoc »), les adjectifs louche et suspect (on préfère dire « glauque »), l’expression gardien de prison (on préfère l’argotique injurieux « maton »), le verbe séduire (on préfère dire « pécho », tellement plus élégant) ?