Sur Canal Plus, « Engrenages », saison 6
La série Engrenages de Canal Plus a repris pour une sixième saison. Les épisodes 1 et 2 ont été diffusés lundi. Mais, comme toujours, je me suis procuré la totalité des douze épisodes de la série, et j’en ai visionné quatre jusqu’ici.
C’est très intense, et passablement macabre. En outre, la plupart des personnages de premier plan vont mal : le commandant Laure Berthaud a des soucis avec sa fille, née prématurément ; le juge Roban apprend qu’il a un gros ennui de santé (au cerveau, peut-être une tumeur) ; le policier Gilou a commis une grosse bêtise en empochant deux lingots d’or trouvés chez un suspect ; et l’avocate Joséphine Karlsson a été violée. En outre, le procureur général, qui avait passé un bon moment avec un gigolo, prend la fuite quand le garçon, victime d’une syncope, meurt peu après.
Ah, c’est dur, la vie...
Néanmoins, deux apparitions : Grégory Fitoussi, qui jouait l’avocat (et ex-substitut du procureur), mort quatre épisodes avant la fin de la saison 5, fait une courte apparition, mais on suppose que c’était un fantasme de Joséphine, qui était alors amoureuse de lui. Et le commandant de police dont dépend le commissariat où œuvrent les policiers de la série est joué par Cyrille Thouvenin, dont je n’avais plus entendu parler depuis des années. Ce jeune acteur, je l’avais vu deux fois au théâtre, en particulier dans Le gardien, en 2006, au Théâtre de l’Œuvre, où il donnait la réplique au grand Robert Hirsch. Il ne fait plus guère que de la télévision. Mais on vérifie une fois de plus que la télé fait désormais mieux que le cinéma, qui, à de rares exceptions près, aussi bien en France qu’aux États-Unis, patauge lamentablement.