Un film à ne PAS voir
En ce moment, on nous bassine comme jamais avec la sortie, la semaine prochaine, du film La promesse de l’aube, avec Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg, d’après le livre de Romain Gary. Alléchant : comme je n’aime ni Pierre Niney ni Charlotte Gainsbourg ni Romain Gary, je suis sûr de ne pas voir cette pellicule.
Pour tout arranger, ce film est l’œuvre d’un obscur réalisateur, Éric Barbier, qui, à 47 ans, n’a que trois films à son actif, en 1991, en 2006 et en 2014 (ce doit être lui que Macron a traité de flemmard), mais tous les médias ont soigneusement oublié que le livre de Gary a déjà été porté à l’écran en 1970, par un vrai grand réalisateur, Jules Dassin, avec Mélina Mercouri, grande actrice, et Didier Haudepin – que beaucoup de metteurs en scène se disputaient tant il était bon – dans le rôle du fils. Ce film-là ne passe en ce moment que dans une seule salle en France, mais je ne doute pas que la télévision va l’exhumer dans quelques jours, car c’est ainsi que fonctionne la télé chez nous. Mais saviez-vous que, chaque fois que « Le Canard enchaîné » citait le nom de Gary, celui-ci envoyait à la rédaction une photo porno ? « Le Canard » en a publié une, en la censurant soigneusement.
Au passage, je signale qu’on a également sorti cette semaine un fabuleux navet d’après le roman d’Agatha Christie, Le crime de l’Orient-Express, qui est aussi un ratage complet, et que, par conséquent, la précédente version de 1974 ressortira probablement à la télévision, car elle est à voir. Le réalisateur en était le grand Sidney Lumet.