Cruauté macronienne, bel exemple à suivre !
Que Macron remette à sa place un collégien de quinze ans qui a OSÉ (!) l’interpeller d’un « Ça va, Manu ? », on peut le comprendre, et admettre qu’il exige d’être appelé « Monsieur » ou « Monsieur le président ».
Mais ce qui est inadmissible, c’est que cet incident, dont l’enregistrement a été fait par la cellule de l’Élysée – sans même qu’on prenne la précaution de flouter le visage de ce mineur – soit divulgué ensuite sur Internet. Depuis, le garçon, ridiculisé en public, est tourné en dérision par tous les élèves de son collège, et la journaliste Camille Crosnier, qui l’a retrouvé et interviewé (sans le filmer ni le photographier, sans même enregistrer sa voix, ce en quoi elle a fait preuve d’une décence tout autre que celle du paltoquet présidentiel), témoigne qu’il est profondément malheureux. Un peu dure, la sanction, et Macron se dévoile de plus en plus comme un type cruel, prétentieux et lâche.
Ce pauvre garçon, qui n’avait pas grand-chose à se reprocher sauf d’avoir été un peu provocateur, et qui s’était immédiatement excusé – ce dont Macron n’a tenu aucun compte , est bien parti pour affronter les épreuves du brevet, qu’il doit passer bientôt. S’il échoue à son examen, on saura à qui il le doit.