Naipaul

Publié le par Yves-André Samère

C’est par la radio que nous a été annoncée la mort, avant-hier, de Vidiadhar Surajprasad Naipaul. Malgré ce nom à coucher dehors, il n’avait rien de rebutant, et j’ai lu plusieurs de ses livres : Guérilleros, Crépuscule sur l’islam, Sacrifices, À la courbe du fleuve, Le retour d’Eva Peron, L’illusion des ténèbres et L’Inde brisée.

Il était d’origine indienne, mais il a vu le jour à Trinidad, aux Antilles. Il ne s’est pas contenté de parler de l’Inde et de la Grande-Bretagne, où il a fait ses études et où il a publié ses travaux de journaliste et ses livres. Il a même écrit un livre sur la Côte d’Ivoire, Sacrifices, qui m’avait intéressé, puisque je connaissais le pays.

On sait que lui et Salman Rushdie se haïssaient, pour des raisons obscures, haine qui s’est aggravée quand Naipaul a obtenu le Prix Nobel de Littérature, que Rushdie espérait mais n’a pas encore décroché – ce que je trouve injuste, car il l’a cent fois mérité. Mais à présent que son rival est mort, le jury du Prix va peut-être faire un effort et réparer cette absurdité.

Lisez Naipaul, il n’est jamais ennuyeux, mais au contraire très large d’esprit.

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