Macron se mêle de tout
Décidément, Macron n’aime pas les jeunes. Il l’avait déjà prouvé en ridiculisant en public le jeune collégien Joris, qui avait commis le suprême crime de lèse-majesté en l’interpelant par son diminutif, Manu. Non seulement il lui a infligé une leçon de morale en public, mais il a complété cette manifestation d’autorité en mettant sur Internet la vidéo enregistrée sur place, de telle sorte que, depuis, le garçon s’est trouvé ridiculisé ad vitam aeternam, et collectionne les quolibets lancés par ses copains de classe. Plus salaud, c’eût été difficile.
Mais aujourd’hui, s’appuyant sur le dernier fait divers commis dans une classe (un garçon de seize ans a exigé que son professeur supprime du registre d’appel la mention de son absence, en menaçant la dame avec une arme factice), il a bruyamment exigé que ce garçon soit exclu de son établissement et jeté à la rue !
Allons bon... Dans le style de-quoi-j’me-mêle, voilà que Macron joue les présidents du conseil de discipline, disposition que l’auteur de la Constitution de 1958 a oublié de mentionner dans le texte de la loi fixant ses attributions. Le jour où l’on rétablira les châtiments corporels dans les lycées et collèges, il va certainement demander que les raclées administrées aux mauvais élèves fasse désormais partie de ses prérogatives.
Ce doit être ça, la République en marche.