Annaud, oui. Dicker, non !
Samedi, j’ai achevé de visionner le téléfilm en dix parties que Jean-Jacques Annaud avait réalisé pour TF1, La vérité sur l’affaire Harry Quebert. Bon, je ne vais pas taper sur Annaud, qui est compétent, et n’a presque commis aucune bévue dans sa réalisation (tout au plus, les maquillages, qui voulaient vieillir les personnages, étaient exagérés, les rides rajoutées sur les visages avaient la profondeur du gouffre de Padirac, et les lunettes, qui ne déformaient pas du tout ce qu’on pouvait voir à travers, laissaient comprendre que les verres, transparents, n’étaient pas de vraies lentilles).
Non, ce qui n’allait pas, c’était le livre de Joël Dicker, mal écrit et trop long. Visiblement, l’auteur avait voulu écrire un « grand » roman, et en avait trop fait. Erreur de débutant, qui m’a retenu de lire tout ce qu’il a écrit ensuite. Mais lire ce livre avait un avantage, il faisait office de vaccination !
Par conséquent, ne perdez pas votre temps, d’autant moins que tout cela se passe aux États-Unis, alors que tout est doublé en français. Sachez que la fille dont on avait trouvé le corps après vingt-cinq ans était folle, s’infligeait des blessures en prétendant qu’elles étaient l’œuvre de sa mère, morte depuis neuf ans (!), et que la fille elle-même avait été tuée par deux policiers. Classique : dans la plupart des histoires policières, l’assassin est presque toujours un membre de la police, et parfois, même, c’est l’enquêteur en personne. Ce truc a tellement servi qu’il vous dispense de regarder le film en entier !