Josée Dayan, mauvaise réalisatrice, et pistonnée

Publié le par Yves-André Samère

Je n’aime pas du tout les téléfilms de Josée Dayan. D’ailleurs, elle n’a presque jamais tourné pour le cinéma, hormis son Rasputin en 2011, qui n’est sorti qu’en Russie, et, en France, Cet amour-là, sorti en 2002, précédé de Plein fer en 1990. Et je l’ai un peu égratignée récemment, non sans raison. La vérité, c’est qu’elle a un jour planté sa tente à France Télévisions, où elle doit avoir de nombreux amis, et n’en est jamais partie.

Or j’ai un autre grief contre elle : la plupart de ses téléfilms contiennent des dialogues où revient sans cesse l’expression « se rappeler DE quelque chose ». Ainsi, hier soir, dans le second épisode de Quand sort la recluse, cela revenait trois fois. Or il me paraît difficile d’incriminer le dialoguiste, car il s’agissait d’Emmanuel Carrère, un auteur célèbre et très réputé, qui, outre cela, est le fils d’Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuelle de l’Académie française depuis 1999. Donc, rejeton d’une famille où l’on sait écrire.

Impossible de ne pas en conclure que madame Dayan engage des acteurs qui ignorent tout de la langue française, et qu’elle-même ne surveille pas leur interprétation, leur laissant ainsi la bride sur le cou.

Ce n’est donc pas sans raison si elle est dédaignée par l’ensemble des critiques français.

Mais ne vous affolez pas, elle n’est pas près de se voir indiquer le chemin de la sortie !

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Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Je lui en veux pour une autre chose encore : son massacre des Rois Maudits, insoutenable version des livres de Maurice Druon.<br /> Heureusement que nous avons la belle version initiale de Claude Barma.
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Y
Cela va sans dire ! D’ailleurs, je suis en train de relire “Les rois maudits”.