Veuve !
Hier est mort, près de son centième anniversaire, le mari de la reine Elisabeth d’Angleterre. On l’appelait « le duc d’Edimbourg », mais c’était un pseudonyme, puisqu’il était né en Grèce, à Corfou, d’un père grec et d’une mère dano-allemande. Donc, aucun rapport avec l’Écosse.
Cela dit, relégué malgré lui au rôle de prince consort et astreint à marcher derrière sa reine d’épouse, il n’a jamais fait de manières, et il a accepté cet état peu flatteur.
C’est lui aussi qui a élevé à la dure son fils Charles, lequel en a bavé dans le collège où il l’avait envoyé, endroit qui était une sorte d’enfer, comparé au décor dans lequel vivaient ses parents. Charles a été magnanime et n’a rien fait pour le lui faire payer.
C’est Elisabeth qui se tire bien de tout ce roman pas toujours à l’eau de rose. Au point que Michel Onfray, qui a un petit côté casseur de briques, a rendu hommage à la souveraine ayant battu tous les records de durée par son règne, pas encore achevé, et qui laisse loin derrière celui de Louis XIV. Le polémiste de Caen a rend un hommage à la reine, à qui on n’a jamais pu reprocher quoi que ce soit, et qui incarne toute la dignité de sa fonction. Macron, prends-en de la graine ! Le prince Philip était du même métal, et l’hommage que le peuple britannique va lui rendre sera mérité.