Sirocco

Publié le par Yves-André Samère

Je viens de visionner un reportage sur le Sahara, intitulé Quand le désert approche, reportage d’Hugo Clément (un ancien chroniqueur de Quotidien, qui est devenu un spécialiste de l’écologie). Cet évènement s’est produit quand le sable du Sahara, sous l’action du vent saharien, le sirocco, a envahi certaines régions de France métropolitaine, notamment les montagnes, qui, du coup, ont changé de couleur : de blanches, elles sont devenus rouges ! Et, en effet, le Sahara que j’ai survolé dix-neuf fois en avion, EST rouge.

Or je le savais déjà, car j’avais passé toute ma petite enfance, de un an à plus de quatre ans, à Touggourt (cherchez sur Goggle Maps), sans jamais en sortir. Le détail n’a aucun intérêt, mais voyez ICI le second appartement où mes parents et moi avons vécu. Il comptait deux pièces et faisait partie du garage Citroën de Touggourt, dont le patron s’appelait M. Ducastin (je ne suis pas certain de l’orthographe, puisque je n’avais pas encore appris à lire !). Il ne reste d’ailleurs aucun témoin vivant de ce séjour, je suis le seul.

Touggourt, qui est devenue une ville riche grâce au pétrole, a beaucoup changé, et je n’y suis jamais retourné. Mais je me souviens très bien de la ville, des militaires qui y étaient cantonnés, du marché où l’on vendait de la cervelle de dromadaire (j’en ai mangé), et des amis de ma famille, qui ne m’aimaient pas beaucoup, parce que j’avais la langue bien pendue : je ne voyais que des adultes parce que je n’avais pas la permission de jouer avec les autres enfants qui y vivaient. Je n’en ai donc connu aucun !

Ça vous étonne ?

Publicité

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :