Sophrologie et autres fadaises
Il n’est pas impossible qu’un jour, un proche vous ait conseillé de voir un médecin spécialiste de la sophrologie. Cette méthode est censée vous aider à traiter certaines maladies récalcitrantes, du type neuroscience.
En tout cas, je souffrais bel et bien d’une affection très embarrassante, puisqu’elle m’empêchait de me déplacer et m’interdisait la station debout : à l’époque, je disais que rester debout, ne serait-ce qu’un instant, équivalait pour moi à rester à genoux sur un tas de graviers. Et cela n’a jamais changé !
Le conseil d’aller voir un sophrologue m’a donc poussé chez un de ces spécialistes, qui avait son cabinet à quelques kilomètres de chez moi. Ce type m’a reçu, et m’a posé quelques questions sur mon passé récent, ce qui l’a le plus intéressé étant d’apprendre que j’avais vécu une dizaine d’années à Casablanca.
Tilt ! Qui dit Casablanca dit mer et Soleil, et cet imbécile, car c’en était un, a aussitôt embrayé sur le thème suivant : que je devais adorer la plage, les séances de bronzage et autres fariboles. Pas de veine, je déteste tout ça, je fuis le Soleil autant que la pluie, et la mer m’éloigne autant que la Bible.
Il a donc commencé à vouloir me faire rêver sur les plaisirs de la plage et autres crétineries, détail qui hérissait, car c’était me pousser dehors : j’ai quitté le havre de ce charlatan et ne suis jamais revenu dans sa tanière.
Depuis, ne me parlez plus de sophrologie : ce seul mot équivaut pour moi à une variante du charlatanisme.